marionnet.org — a virtual network laboratory

L’équipe

Les auteurs

Jean-Vincent Loddo

Parcours. Après une laurea in scienze dell’informazione à l’université de Pise, il soutient en 2002 une thèse de doctorat en informatique, préparée à l’ENS (laboratoire LIENS), puis à l’université Paris 7 (Denis Diderot, laboratoire PPS), sous la direction de Roberto Di Cosmo, avec qui il avait co-développé dès 1998 DemoLinux, l’un des premiers live-CD GNU/Linux.

Aujourd’hui. Maître de conférences en informatique à l’université Sorbonne Paris Nord (anciennement Paris 13), il mène ses recherches au LIPN (Laboratoire d’informatique de Paris Nord), sur la sémantique des langages de programmation, et enseigne les réseaux et la programmation à l’IUT de Villetaneuse depuis 2003.

En détachement à l’Université numérique Île-de-France (UNIF), il développe aujourd’hui MarioNUM, un cloud éducatif de salles de TP virtuelles. Le projet est né de Marionnet : en 2020, pendant le confinement, son prototype, Mariotel, faisait tourner Marionnet dans une fenêtre de navigateur, sans rien installer sur l’ordinateur de l’étudiant. MarioNUM s’est ensuite ouvert à tous les TP d’informatique (programmation, systèmes, bases de données, mathématiques et statistiques, bureautique…), mais il garde de Marionnet le préfixe de son nom et l’esprit : faciliter les travaux pratiques. Marionnet y reste l’outil des TP de réseaux.

Dans Marionnet. Ses deux premières années de TP de réseaux, dans des salles physiques, lui en ont montré les limites : le matériel (switchs, hubs, câbles, routeurs) à réunir, des salles disponibles seulement pendant les séances, des étudiants qui ne peuvent pas reprendre le travail chez eux, des exercices difficiles à préparer, à corriger et à partager entre enseignants. En 2005, il a l’idée de Marionnet.

Il en conçoit l’interface graphique, de l’étude des usages jusqu’au dessin des fenêtres, et en pose l’architecture logicielle d’ensemble. Il en choisit aussi les langages, sur lesquels Marionnet repose encore aujourd’hui :

Luca Saiu

Parcours. Diplômé d’informatique de l’université de Pise, Luca Saiu rejoint le projet en 2007, comme développeur contractuel pour six mois, sur un financement de l’université obtenu par Jean-Vincent Loddo. À la fin du contrat, il devient doctorant à l’université Paris 13, sous la direction de Jean-Vincent Loddo et de Christophe Fouqueré, futur président de l’université, et y soutient en 2012 sa thèse, consacrée à GNU epsilon.

Aujourd’hui. Informaticien spécialiste des langages de programmation, il est le mainteneur de deux projets GNU : GNU epsilon, un langage fonctionnel extensible bâti sur un noyau minimal, et GNU Jitter, qui produit, à partir d’une spécification, des machines virtuelles de langages presque aussi rapides que du code natif.

Dans Marionnet. Il y a réalisé deux parties d’une grande difficulté technique :

Ce qu’ils ont fait ensemble

Ensemble, ils ont conçu l’architecture de simulation, c’est-à-dire le lancement et le contrôle de tous les processus, et groupes de processus, qui font exister les machines virtuelles (User Mode Linux), les switchs et les câbles, et qui permettent de reconfigurer le réseau pendant qu’il tourne. Ils ont dirigé le projet ensemble pendant plusieurs années, et en ont décrit la construction dans un article de 2007, How to Implement a Virtual Network Laboratory in Six Months and Be Happy : les six mois du titre sont ceux du contrat de Luca Saiu. Son apport a été tel que Jean-Vincent Loddo a voulu qu’il soit co-auteur du logiciel.

Luca Saiu a dû ensuite quitter le projet, que Jean-Vincent Loddo maintient depuis ; le renouvellement de 2026 est son œuvre. Tous deux restent les auteurs de Marionnet, et tous deux sont des promoteurs du logiciel libre : c’est pourquoi Marionnet en est un, sous la licence GNU GPL.

Qui a fait quoi, de 2005 à 2014

Silviu Bârsanu, peintre et sculpteur roumain, qui enseignait aussi les arts plastiques, a dessiné les étudiants marionnettistes et pris part au logo du projet. Il est mort en 2021 ; son dessin ouvre la présentation du projet.

Des bénévoles ont ensuite amorcé une dizaine de traductions de l’interface ; leurs noms figurent dans les fichiers de traduction. Ces traductions ont été complétées en 2026 avec l’aide de l’IA, qui a aussi écrit celles qui manquaient : l’interface existe aujourd’hui en treize langues, l’anglais d’origine et douze traductions.

Remerciements

Marionnet doit beaucoup à d’autres logiciels libres, dont il réutilise des briques de grande qualité. Nous remercions Jeff Dike pour User Mode Linux, Renzo Davoli pour VDE, l’équipe de Graphviz, les auteurs d’OCaml et toute la communauté qui fait vivre GNU et Linux. Marionnet est notre contribution en retour.

Davide Vaghetti nous a appris à configurer des routeurs virtuels avec Quagga. Thierry Hamon a aidé à déboguer un premier prototype et nous a donné des suggestions utiles. Joseph Cerrato, Christophe Fouqueré et Christian Lafont nous ont encouragés quand nous en avions besoin, et ont résolu plusieurs difficultés administratives.

L’université Paris 13 (aujourd’hui Sorbonne Paris Nord) a financé Marionnet comme projet de formation en ligne pendant que nous y travaillions ; l’IUT de Villetaneuse et l’Institut Galilée nous ont soutenus, et le LIPN nous a fourni le matériel, la connexion et un cadre de travail très agréable.

Depuis 2026, l’Université numérique Île-de-France (UNIF) héberge ce site et les téléchargements de Marionnet. UNIF