Historique
2005-2014 : naissance et maturité
Marionnet naît en avril 2005, comme simple interface textuelle aux scripts de Netkit, eux-mêmes fondés sur User Mode Linux. Jean-Vincent Loddo l’écrit en OCaml, à l’université Paris 13, pour ses propres enseignements.
Le code est entièrement réécrit en septembre 2005, pour doter Marionnet d’une interface graphique
et le libérer de Netkit. Dès cette version, le réseau défini par l’utilisateur est dessiné
automatiquement au centre de la fenêtre par l’outil dot de Graphviz, si
bien que l’utilisateur n’a pas à tracer lui-même la topologie. Luca Saiu rejoint le projet en 2007
et en étend l’architecture, en particulier pour que le réseau puisse être reconfiguré pendant
qu’il tourne.
Marionnet est ensuite employé dans plusieurs universités, en France (Paris 11 à Orsay, Paris 12 à Créteil, l’IUT de Béziers) et à l’étranger (Pise, Wuhan, Rio de Janeiro). Il se montre à l’aise avec des réseaux d’une quinzaine de machines, même sur des ordinateurs anciens. Son interface est internationalisée par GNU gettext, et le projet est présenté à deux conférences internationales d’informatique, à plusieurs rencontres françaises et au FOSDEM. Des deux articles internationaux, en anglais, le premier (ML Workshop, 2007) raconte la construction du logiciel ; le second (SimulationWorks, 2008) le présente du point de vue de l’utilisateur, composant par composant, tel qu’il était alors. En 2010, le développement passe sur Launchpad, où il se trouve toujours. En février 2011, la version 0.90 ajoute le Gateway, une passerelle vers Internet qui permet notamment de mettre à jour les machines virtuelles.
2020-2026 : le renouvellement
Après quelques années de maintenance discrète, Marionnet trouve une seconde vie en 2020 : pendant le confinement, Mariotel, le prototype de MarioNUM, le fait tourner dans une fenêtre de navigateur, sans rien installer sur l’ordinateur de l’étudiant.
En 2026, Marionnet est repris en profondeur :
- le code passe de Bazaar à git, sa construction à dune et son compilateur à OCaml 5 ;
- les privilèges : le démon qui tournait en root disparaît ; les privilèges sont accordés par l’administrateur de la machine, et demandés seulement au moment où ils servent ;
- les projets s’enregistrent dans un format texte (JSON), et les anciens restent lisibles ;
- les fonctionnalités : arrivent le NAT bridge, un LAN bridge que Marionnet construit lui-même (l’ancien pont exigeait de configurer l’hôte à la main), le pilotage par script, le mode examen, un noyau Linux 6.12 et une image Debian 13 ;
- l’installation se fait depuis des dépôts signés, pour
apt,dnfetzypper; - les douze traductions de l’interface sont complétées ;
- ce site est refait, entièrement statique, avec Hugo, un générateur de
sites libre (merci à Steve Francia, qui l’a créé en 2013, et à Bjørn Erik Pedersen, qui le
développe depuis 2015) ; il est hébergé par l’Université numérique Île-de-France
(UNIF).
Ce qui change pour l’utilisateur est détaillé dans les Nouveautés 2026.
